Avec la généralisation des smartphones et de l’accès Internet mobile, les applications mobiles ont le vent en poupe. Dans ce nouvel écosystème, de nombreux acteurs, historiques ou nouveaux-entrants, rivalisent d’annonces pour se faire une place au soleil.
A l’occasion de l’annonce par Amazon de l’ouverture à venir d’un app store en France, l’équipe digitale fait le point sur ce marché en pleine ébullition.
Un store ça sert à quoi ?
Concrètement, un app store est une boutique en ligne sur laquelle les internautes peuvent télécharger, gratuitement ou non, des applications permettant d’enrichir les fonctionnalités de leur téléphone. Ces applications peuvent être natives – développées par le fabricant du téléphone – ou tierces – créées par des éditeurs n’ayant aucun lien avec le fabricant –
Pour l’utilisateur l’intérêt est évident, retrouver en un seul endroit une variété d’applications pourpersonnaliser son téléphone et/ou accéder à ses services préférés (Facebook, Twitter…) directement depuis son mobile.
Pour le fabricant, l’app store permet d’abord de fidéliser le client sur sa plate-forme en lui offrant un éventail de fonctionnalités, et donc en l’incitant à faire de son mobile le hub de sa vie numérique. L’autre intérêt pour le fabricant est d’améliorer la richesse fonctionnelle de ses téléphones à moindres coûts, puisque les éditeurs tiers financent intégralement le développement d’applications. Et dans le cas d’applications payantes, le fabricant prélève en plus un pourcentage du prix de vente de l’application (30% en moyenne), ce qui diversifie ses sources de revenus entre la vente des terminaux et des applications.
Les acteurs
Apple Store
http://www.apple.com/fr/itunes/
La paternité du concept d’app store revient à Apple, qui a imaginé l’Apple Store comme une extension de l’iPhone, et l’a lancé officiellement en juillet 2008. Porté par le succès de l’iPhone, l’Apple Store est rapidement devenu la première boutique en ligne d’applications mobiles, avec l’implication de nombreux développeurs tiers qui assurent à Apple une offre riche. Ce temps d’avance sur les concurrents a aussi permis à Apple de fixer ses conditions et d’une manière générale de créer le business model des applications en ligne autour du tryptique Apple/utilisateurs/éditeurs.
Google Play
Peu de temps après Apple, Google lance le Android Market, rebaptisé récemment Google Play, destiné aux utilisateurs de téléphones fonctionnant sous Android, le système d’exploitation mobile maison. Grâce à la popularité des téléphones sous Android, Google Play est rapidement devenu le n°2 du marché en nombre d’applications disponibles
BlackBerry App World
http://appworld.blackberry.com/webstore/?lang=fr
En avril 2009, c’est au tour de BlackBerry de lancer son App World, misant sur un catalogue plus restreint et plus orienté vers des applications « utiles » (moins de jeux, process de selection des éditeurs tiers plus exigeant).
Windows Phone Marketplace
http://www.windowsphone.com/fr-FR/marketplace
Moins populaire que ses concurrents, l’app store Microsoft mise néanmoins sur le futur système Windows 8, très orienté tactile, qui fonctionnera à la fois sur les PC, mobiles et tablettes, pour se développer.
Amazon App Store
http://www.amazon.com/b?node=2350149011
Bien implanté aux Etats-Unis mais dernier entrant en lice sur le marché Européen, Amazon vient d’ouvrir la soumission d’applications par les développeurs pour un lancement prévu dans le courant de l’été 2012. Ce lancement a évidemment pour but de proposer une offre logicielle en soutient du lancement imminent du Kindle Fire
Quelles tendances ?
Dans l’ensemble, les apps stores connaissent une croissance forte, à trois chiffres, ces dernières années. En terme de services, le succès a des applications a d’abord été porté par les applications ludiques et celles liées à des grands services populaires sur le web (Facebook, Twitter, Instagram), gratuites dans leur grande majorité.
Mais aujourd’hui, l’enjeu pour ces plate-formes, pour les développeurs, et aussi pour les annonceurs, est de développer les applications payantes, ou permettant de réaliser des transactions directement depuis l’application.

Cette étape est déjà bien maitrisée par les historiques du commerce : Apple et Amazon, dont environ 60 à 70% des applications téléchargées sont payantes. On observe qu’un Google, dont le business model est historiquement basé sur la publicité, peine un peu plus à générer des revenus via les utilisateurs de ses applications.
Le succès d’un store étant intimement lié au succès des terminaux compatibles, nul doute que cet écosystème très dynamique est voué à bouger dans les mois à venir, avec l’arrivée prévue de l’iPhone 5, de BlackBerry 10, du Kindle Fire d’Amazon et de Windows 8 de Microsoft.
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